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Certains articles récents parus dans la
presse anglophone ont rapporté des usures
exagérées du polyéthylène avec
les cotyles metal back. Nashed18 a observé une usure considérable
du polyéthylène de 0,25 mm par an avec des
cotyles impactés, ce qui représente le double
de l'usure habituellement admise ; cette usure
s'accompagnait de 87 % d'ostéolyses autour de
l'implant fémoral à 6 ans de recul. Ces
résultats étaient tellement mauvais que l'on
peut se poser des questions sur le type d'implant
utilisé ; il s'agissait de prothèses en titane
Biologic Ingrowth Anatomic System à têtes de
titane non traité dont on connaît la mauvaise
résistance au frottement ; cela n'expliquait pas tout
car la même prothèse avec tête en
chrome-cobalt donnait encore 0,17 mm d'usure par an à
5 ans de recul ; il est vrai que l'âge moyen de ses
malades était de 50 ans et que l'usure est
habituellement plus importante chez ces sujets jeunes.
Bankson2 constatait également une usure plus
importante avec les cotyles metal back par rapport aux
polyéthylènes cimentés, cependant la
différence était faible et restait dans des
limites très raisonnables avec 0,08 mm par an pour
les tout polyéthylène et 0,10 mm par an pour
les metal back, c'est-à-dire dans la norme
généralement admise. Lorsque l'on
connaît l'imprécision relative des mesures
d'usure cette différence ne nous paraît pas
probante. Hernandez11 a étudié 231 cotyles porous
coated plasma sprayed metal back; l'usure du
polyéthylène était importante lorsque
le fémur était cimenté à 0,14 mm
par an et beaucoup plus importante encore quand il
était sans ciment à 0,22 m par an ; les
têtes étaient ici aussi en titane non
traité ; l'âge des patients n'était pas
indiqué, le recul était court et l'on sait que
l'enfoncement linéaire observé
précocement est pour une part lié au fluage du
polyéthylène ; enfin il a été
observé des fragmentations de revêtements
plasma sprayed qui pouvaient accélérer
l'usure. En contradiction avec les articles
précédents Merkel17 ayant étudié 134 hanches
à tête 22 mm en acier ou en chrome-cobalt n'a,
au contraire, constaté aucune différence
d'usure que le cotyle soit metal back (0,078 mm par an) ou
tout polyéthylène (0,08 mm par an) à
huit ans de recul.
Callaghan6 confirmait l'absence de différence
d'usure entre metal back et tout polyéthylène
dans une étude comparative de 5 séries. Nous
mesurons systématiquement l'usure du
polyéthylène par la méthode de
Charnley7 Stauffer22 et nous n'avons constaté aucune usure
anormale avec nos cotyles impactés : 0,10 mm par
an9.
On peut donc voir que les résultats sont
très différents d'une étude à
l'autre ; ils dépendent d'une multitude de facteurs :
conception de la prothèse fémorale et
cotyloïdienne, taille et composition de la tête,
traitement de surface, recul, âge des patients,
méthode de mesure...
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Tête
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Auteur
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Nombre
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Age
|
Diamètre
|
Composition
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Recul
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Usure
|
|
|
Bankson
|
77
|
69
|
28
mm
|
titane
|
6
ans
|
0,10
|
|
Callaghan
|
63
|
69
|
28
mm
|
CrCo
|
5-7
ans
|
0,11
|
|
Hernandez
|
231
|
?
|
28
mm
|
titane
|
3-5
ans
|
0,14-0,22
|
|
Markel
|
134
|
58
|
22
mm
|
acier-CrCo
|
8
ans
|
0,08
|
|
Nashed
|
15
|
50
|
28
mm
|
titane
|
6,6
ans
|
0,25
|
|
Woolson24
|
84
|
56
|
28
mm
|
CrCo
|
5,8
ans
|
0,14
|
Dans l'état actuel de nos
connaissances la preuve n'a pas été
faite
qu'il soit à craindre une usure excessive du
polyéthylène avec les cotyles metal
back.
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