Tout comme Leclercq14, Beaver5 et O'Brien19 nous avons observé avec certaines
prothèses des mobilisations du noyau de
polyéthylène par rapport à la cupule
metal back.
Exemple de bascule
de l'insert
Tradonski23 a réalisé une étude
comparative de la force nécessaire pour dissocier le
noyau de la cupule avec 8 prothèses
cotyloïdiennes de concepts différents. Il mesura
la force développée pour arracher et pour
basculer le noyau.
La
rotation du noyau sur son axe sans bascule qui a parfois
été évoquée n'a jamais
été décrite. La bascule du noyau
était le mécanisme habituel de dissociation.
Elle survenait lors des mouvements extrêmes.
Lors de ces mouvements, les forces ne sont plus
appliquées au centre du noyau mais à sa
périphérie, d'où effet de bascule.
Collier8 confirma cette analyse ; il démontra
également que les systèmes de fixation
complexes, plots, anneaux d'encliquetage, risquaient de se
détériorer par concentration de contraintes.
La bascule du noyau est dûe à la concentration
des forces à la périphérie de celui-ci
lors des changements de position (passage de la station
assise à la station debout)
C'est la raison pour laquelle le système
de tenue du noyau de polyéthylène de la cupule
doit être simple et massif ; l'insert ne doit pas
être totalement hémisphérique, mais doit
comporter à sa périphérie une zone
cylindrique s'opposant à la bascule.
Pour lutter contre
la bascule le noyau doit être cylindrique en
périphérie.
Depuis 1987, près de
80.000 ATLAS®
posés : aucune mobilisation n'a été
constatée.
Une étude d'explants a
confirmé cette excellente stabilité.