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Données cliniques | |||||||||||||||||
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Le cotyle ATLAS® HAP à plus de 10 ans Avec un recul supérieur à 10 ans,
nous présentons les résultats de
l'étude prospective de la série continue des
151 premiers Atlas®
revêtus d'hydroxyapatite de première intention
posés entre le 8 janvier 1990 et le 27 septembre
1991.
La prothèse La prothèse cotyloïdienne fut dans
tous les cas un Atlas®
revêtu d'hydroxyapatite. Les têtes furent de
22,2 mm dans 145 cas et de 26 mm dans 6 cas. Ces têtes
de petit calibre contribuèrent à augmenter
l'épaisseur de polyéthylène qui fut
ainsi toujours supérieure ou égale à 10
mm.
La prothèse fémorale fut dans 147
cas la prothèse PSM en alliage titane TA6V en
métaphyse,dans les 4 autres cas des prothèses
sans ciment diverses.
Matériel et méthode : Il s'agit de l'étude prospective d'une
série continue de 151 arthroplasties totales de
hanche de première intention réalisées
dans notre institution entre le 8 janvier 1990 et le 27
septembre 1991. L'âge moyen fut de 62 ans avec un
minimum de 25 ans et un maximum de 82 ans. Il s'agissait de
78 femmes et 73 hommes. Le côté fut 72 fois
droit et 79 fois gauche. Il s'agissait de 129 coxarthroses
primitives, de 7 coxarthroses sur dysplasie, de 11 luxations
congénitales, de 2 coxites rhumatoïdes et de 2
nécroses. Douze malades sont
décédés, 16 ont été
perdus de vue. Nous avons
réopéré 14 malades :
1 pour infection, 3 pour luxation, 4 pour non stabilisation
primaire de la prothèse fémorale, 4 pour
métallose par dégradation de la tête en
titane, 2 pour descellement de la prothèse
cotyloïdienne. 109 malades furent donc revus pour cette
étude avec un recul 61 fois à 11 ans post
opératoire, 48 fois à 10 ans.
L'évaluation clinique fut réalisée
selon la cotation PMA. L'évaluation radiographique a
recherché l'existence de liserés, de
géodes et de mobilisations sur des radiographies de
face et de profil. La mesure de l'usure fut
réalisée sur les radiographies de hanche de
face selon la méthode de Charnley5 en tenant compte de l'agrandissement.
Résultats Les deux descellements du cotyle sont survenus
à 6 ans et 9 ans. Dans le premier cas il s'agissait
d'une femme qui avait présenté plusieurs
chutes. A la réintervention nous avons observé
une profonde encoche dans la partie postérieure du
rebord cotyloïdien signant un impingement. Dans le
deuxième cas, à la suite d'une chute
était survenue une fracture du fond du cotyle. Le
taux de survie à 10 ans était de 98
%.
Pour les 109 cas revus, le résultat sur
la douleur fut coté 6 dans 95 cas, 5 dans 10 cas, 4
dans 5 cas. Les résultats sur la mobilité
furent cotés 6 dans 98 cas, un léger
enraidissement coté à 5 fut observé
dans 7 cas, une raideur à 4 dans 4. Pour la fonction,
la marche était normale, cotée à 6 dans
93 cas, il y avait une légère boiterie
cotée à 5 dans 7 cas et une boiterie dans 9
cas cotés à 4 correspondant aux luxations
congénitales pour 7 d'entre eux.
A la radiographie, il n'y avait aucune
géode cotyloïdienne. Au fémur, nous
avions 15 géodes toutes limitées au grand
trochanter, aucune géode étendue ni aucun
liseré étendu.
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Nous avons observé au cotyle 7
liserés de moins de 3 mm non évolutifs en zone
3 soit 6,2 % et aucun liseré étendu.
L'usure fut 11 fois de 0 mm, 31 fois de 0,5 mm,
42 fois de 1 mm, 16 fois de 1,5 mm, 7 fois de 2 mm, 1 fois
de 2,5 mm. L'usure moyenne fut de 0,90 mm. L'usure moyenne
annuelle dans cette série fut de 0,082 mm par an.
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Discussion : Nous
avons donc observé deux descellements du cotyle.
Quatre métalloses furent liées à
l'utilisation de têtes en titane
implanté9. Ce type de dégradation est
resté rare (3,4 %) au recul étudié. Il
est possible que d'autres métalloses surviennent plus
tardivement.
L'absence de géodes macrophagiques
cotyloïdiennes a confirmé la bonne
stabilité du noyau de polyéthylène dans
la cupule. Le système de fixation par serrage s'est
révélé efficace comme cela avait
été démontré dans une
étude antérieure d'explants5. Il n'avait été constaté
dans cette étude macroscopique et microscopique
aucune altération de la surface externe des inserts
à des reculs supérieurs à 10 ans.
L'absence de microfretting entre l'insert et la cupule
grâce à cette stabilité et à une
épaisseur importante de polyéthylène a
certainement contribué à ces résultats.
Il est vrai que dans la majorité des cas il
s'agissait de têtes de diamètre 22 mm. Le
volume de débris dépendant du volume de la
tête, les têtes de 22,2 mm libèrent un
volume de polyéthylène peu important ce qui
contribue certainement à l'absence de réaction
macrophagique. Ceci confirme une fois de plus le bien
fondé de la théorie de la "low friction" de
Charnley.
Les liserés cotyloïdiens furent
rares (6,2 %) et limités en zone 3. Rappelons que
lors de l'étude comparative de 19956 nous avions noté 40 % de liserés
en zone 3 avec des Atlas® non
revêtus d'hydroxyapatite.
L'obstacle à la migration des
débris de polyéthylène grâce
à l'adhérence osseuse sans interposition de
tissu fibreux au contact de revêtements hydroxyapatite
circonférentiels décrit par de nombreux
auteurs2 11 121317 a permis de limiter les géodes
fémorales au grand trochanter.
L'usure linéraire du
polyéthylène fut faible (0,8 mm par an). Si
Bloebaum3 avait craint que des particules
d'hydroxyapatite s'incrustent dans le
polyéthylène et favorisent une usure à
trois composants, notre étude confirme qu'un
revêtement hydroxyapatite de bonne qualité n'a
pas cet inconvénient.
Les usures importantes observées par
Nashed16 , Bankson1 et Hernandez14 avec des cotyles métal back
étaient contredites par les travaux de
Markel15 et de Callaghan4..- Cette usure est multifactorielle,
dépend de la qualité du
polyéthylène, de l'épaisseur de
celui-ci, de la qualité des têtes, de
l'activité des patients, du positionnement des
pièces...Dans les conditions d'utilisation
décrites dans cette série une usure
accélérée du polyéthylène
n'est pas à craindre.
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![]() Pour en savoir plus | |||||||||||||||||
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Conclusion : Cette étude à plus de 10 ans de
recul permet de conclure à la fiabilité du
concept des cotyles metal back revêtus
d'hydroxyapatite pour peu que la stabilité de
l'insert de polyéthylène soit obtenue et que
son épaisseur soit suffisante. L'efficacité du
revêtement hydroxyapatite quant à la
stabilisation secondaire et à son effet limitant la
migration des débris de polyéthylène
est confirmée.
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